| Ecrit par Administrateur,
le 25-01-2010 09:56
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Publié dans : Handisport, Tout le sport |
Ski alpin et handicap : le ski pour tous Longtemps à la traîne, la France a rattrapé son retard en ouvrant largement son domaine skiable aux handicapés. L’évolution des infrastructures, des matériels et des techniques permet aujourd’hui au plus grand nombre d’accéder, sans discrimination, aux sensations de la glisse, vitesse comprise ! Même si la genèse du ski alpin handisport remonte aux années 50, la pratique de cette discipline ne s’est véritablement épanouie que depuis une dizaine d’années, alors que s’amélioraient les conditions d’accès et la fiabilité des équipements. On a coutume de distinguer les handiskieurs en trois familles : les déficients visuels, les skieurs debout et les pratiquants assis. Le handicap visuel, s'il n’induit pas la nécessité d’un équipement différent de celui des valides, requiert en revanche une méthode de guidage spécifique, en l’occurrence la présence d’un voyant derrière ou aux côtés du skieur. Le ski debout convient particulièrement aux personnes privées d’un seul membre, inférieur ou supérieur. S’il s’agit d’une jambe, le skieur chausse un ski traditionnel et s’aide de deux stabilisateurs longs (les stabilos), en fait des cannes équipées de spatules articulées grâce auxquelles il peut gérer ses appuis. Lorsqu’un bras fait défaut, le pratiquant apprendra à ne se servir que d’un seul bâton, identique à celui des valides. Le ski assis repose sur une gamme d’appareillages suffisamment large pour s’adapter aux possibilités de chacun. La technique la plus répandue est celle de l’uniski. La personne est sanglée dans une coque qui repose sur un ou deux skis (dans le cas du dual-ski) via des amortisseurs. Elle contrôle sa stabilité avec des stabilos courts. Les autres techniques s’adressent en priorité aux personnes qui ne peuvent se passer d’assistance. C’est le cas, par exemple, du kartski un skieur valide peut être rattaché à l’équipement ou encore du tandemski un siège baquet piloté par un moniteur diplômé. Du côté des remontées mécaniques, les progrès ont été considérables. La quasi totalité des téléskis et télésièges sont d’ores et déjà parfaitement adaptés aux handicapés et la loi de janvier 2005, qui encadre le secteur, ambitionne une pleine accessibilité à l’horizon 2015. Les écoles de ski, de plus en plus sensibilisées à la problématique sportive du handicap, peuvent mettre du matériel à disposition. Il faut toutefois posséder ou se faire établir en station un carnet de niveau et, la plupart du temps, déposer une caution financière. Dans tous les cas, il est impératif d’utiliser un matériel homologué sous peine de se voir interdire l’accès aux pistes, la sécurité des personnes restant la priorité absolue des directeurs de station. Par ailleurs un apprentissage sérieux est indispensable avec des moniteurs compétents dans le cadre, par exemple, de stages d’initiation (compter une semaine, en moyenne). De nombreuses associations, comme l’ANAÉDepuis 1956, l’ANAÉ accueille, en Savoie des enfants et des adultes ayant une déficience mentale, motrice ou sensorielle et leur offre l’occasion de partir en vacances et de pratiquer des activités sportives adaptées. proposent des séjours adaptés avec des solutions d’hébergement et l’École du ski français dispose d’une offre très vaste de formations et de location de matériels (il faut compter de 25 à 40 euros l’heure de leçon, matériel compris). Non seulement le ski alpin handisport s’intègre parfaitement dans l’environnement des valides mais il n’a, de surcroît, rien à leur envier en termes de performances. Certains skieurs, certes très entraînés, parviennent même à dépasser les 100 km/h ! source :Jean Gaultier
Dernière mise à jour : 25-01-2010 09:57
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