Ce que les autres ne voient pas
Comprendre le handicap invisible au-delà des apparences
Une vidéo circulant récemment sur les réseaux sociaux a mis en lumière un sujet essentiel : l’usage des places de stationnement PMR par des personnes dont le handicap n’est pas immédiatement visible. Il est temps de déconstruire certains préjugés pour favoriser une meilleure cohabitation.
Le handicap n’est pas une question de revenus
Une idée reçue laisse entendre qu’une situation financière aisée ou un véhicule haut de gamme serait incompatible avec le handicap. Pourtant, la reconnaissance par la MDPH repose uniquement sur des critères médicaux et physiologiques. La maladie et la perte d’autonomie touchent tous les milieux sociaux, sans distinction de revenus.
L’apparence est souvent trompeuse
Le handicap ne se résume pas au fauteuil roulant. En réalité, 80 % des handicaps sont invisibles. Une personne peut :
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- Porter des chaussures spécifiques ou à talons pour stabiliser sa posture.
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- Souffrir d’une pathologie respiratoire ou cardiaque invisible.
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- Avoir besoin de s’extraire rapidement de son véhicule malgré une apparence soignée.
Un parcours administratif rigoureux
Obtenir une carte de stationnement n’est pas un privilège, mais un droit acquis après un long parcours. Il faut constituer un dossier solide, incluant des certificats médicaux et des avis de spécialistes. Une commission étudie ensuite chaque situation pendant de longs mois (parfois jusqu’à un an) avant de valider la restriction de marche ou d’autonomie.
Respecter le cadre légal et l’intimité
Le jugement d’autrui dans l’espace public ne remplace pas l’expertise médicale. La loi française est claire : seule la police nationale ou municipale est habilitée à contrôler la validité d’une carte et l’identité de son détenteur.
Choisir la bienveillance plutôt que la suspicion permet de construire une société plus inclusive pour toutes les femmes qui se battent quotidiennement contre leur pathologie.
